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Les transferts d’argent des migrantes colombiennes analysés par l’OIM et les Nations-Unies PDF Imprimir E-Mail
08 Mayo 2008
 
Co-Developpement.Org
L’envoi d’argent par les migrants vers leur pays d’origine est moins important chez les hommes actifs que chez les femmes actives, indique une étude réalisée sur les pratiques de migrants colombiens de la zone métropolitaine centre-ouest partis en Espagne, publiée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme des Nations-Unies (INSTRAW).
Environ 54% des transferts d’argent par les migrants vers cette région de la Colombie sont le fait des femmes. Au niveau national, les migrants colombiens ont envoyé 4,2 milliards de dollars en 2006. Environ 3,3 millions de Colombiens (soit 7,3% de la population totale) étaient recensés à l’étranger en 2005, dont plus d’un tiers aux Etats-Unis, près d’un quart en Espagne plus de 18% au Venezuela.

Le document de l’OIM et de l’INSTRAW, téléchargeable librement en version espagnole (”género y remesas: migración colombiana del AMCO hacia España“, montre que “lorsque les femmes migrent, les enfants restent généralement au pays et sont confiés à leur grand-mère”. Les hommes émigrés sans leur famille “ont tendance à créer une nouvelle famille dans le pays de destination”, et de ce fait envoient moins d’argent à leurs proches restés au pays.

Un effort financier plus conséquent chez les femmes

L’envoi d’argent par les femmes actives représente un effort financier plus important que pour les hommes, dont le salaire est généralement bien plus élevé. Pourtant, “en dépit de ces disparités en termes de revenus, les femmes envoient de l’argent plus souvent et sur de plus longues périodes”.

De plus, l’argent envoyé par les femmes produit “une nette amélioration des stratégies familiales en termes d’investissements, en particulier en matière de logement”. Une explication avancée est que “les maris restés au pays contribuent également aux finances familiales”. Lorsque les hommes migrent, ils déclarent en majorité l’avoir fait “pour que leur femme arrête de travailler et reste à la maison pour s’occuper de la famille”. L’OIM souligne que la migration des femmes s’explique souvent par une volonté d’ “échapper aux problèmes domestiques, en particulier aux violences physiques”.

La zone métropolitaine centre-ouest de Colombie a pour principalement activité économique la culture du café et compte 1,2 million d’habitants. L’OIM souligne qu’elle est “bordée par le triangle économique colombien comprenant les villes de Bogota, de Medellín et de Cali”.

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